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Lakroan'i Madagasikara

La crise de l’énergie, frein au développement

admin il y a 2 années

Un énième communiqué du Sefafi pour cette année 2014

La crise de l’énergie, frein au développement

 

Le délestage est une réalité que la population vit au quotidien, pas seulement à Antananarivo, mais dans la plupart des localités desservies par la Jirama, soit dans près de 90 localités. Baisse de productivité, dégâts matériels et colère grandissante des usagers en sont quelques conséquences. Des décennies de manque de vision de l’État, de mauvaise gestion, de gabegie, et un contexte économique perpétuellement dégradé ont mis à terre la compagnie nationale d’eau et d’électricité. Mais la source de nos maux actuels vient surtout d’un manque de volonté politique, celle de donner à l’énergie, secteur stratégique s’il en est, la place qu’elle mérite. C’est pourquoi le SeFaFi tient à attirer l’attention des dirigeants et de tous les acteurs concernés par l’énergie à Madagascar sur cette évidence : inutile de spéculer sur d’hypothétiques stratégies de croissance tant que ce problème ne sera pas résolu !

 

Situation du secteur énergétique et de la Jirama

 

D’après le diagnostic du secteur Énergie réalisé en 20121, les dépenses énergétiques représentent 45% des charges fixes des industries et 25% des dépenses des ménages malgaches. Seul 1% de l’ensemble de l’énergie utilisée dans le pays provient de sources renouvelables. 99% des ménages ont recours au bois pour la cuisson et 4% seulement de cette frange de la population ont recours aux foyers économes. Car le bois est une énergie renouvelable s’il est exploité d’une manière durable, en effectuant des campagnes sérieuses de reboisement, et non pas des reboisements récréatifs à la manière des ministères et institutions, ou de certaines entreprises privées. Ces pratiques ne font qu’accélérer la déforestation, vue la croissance démographique actuelle. Pour l’éclairage domestique, 81% des ménages utilisent encore le pétrole lampant – reconnu néfaste pour la santé – et seuls 12% ont accès à l’électricité (39% en milieu urbain et 4,8% en milieu rural) ; ces chiffres suggèrent que 7% des ménages malgaches vivent encore, au XXIe siècle, à la lueur de la bougie. Or Madagascar importe près de 470.000 m3 de produits pétrolier par an, pour la bagatelle de 400 millions de dollars américains. Dans ce contexte plus qu’alarmant, le développement durable n’est qu’une utopie, un épouvantail agité par des politiciens dénués de bon sens qui veulent juste se conformer aux standards internationaux pour engranger les financements…

 

A l’heure actuelle, le taux d’électrification au niveau national est estimé à 15%, contre 57% au Sénégal et 80% en Afrique du Sud, ce qui représente l’un des taux les plus faibles en Afrique subsaharienne. Cette situation est dissuasive pour l’implantation de grands projets industriels consommateurs d’énergie, tels que l’exploitation minière, pétrolière et gazière. Elle ne permet ni aux entreprises existantes d’être compétitives, ni aux ménages d’améliorer leurs conditions de vie. Malgré ce contexte qui perdure depuis des décennies, la Jirama, le plus grand opérateur du secteur électricité, ne fait que survivre.

 

Quant à la nomination des nouveaux membres du conseil d'administration de la Jirama, elle contredît l'article 18 de la loi n° 2014-014 sur les sociétés commerciales à participation publique, qui veut qu’aucune nomination au conseil d'administration ne puisse se faire par voie réglementaire sous peine de nullité. Car le statut de la Jirama est défini par l'ordonnance n° 75-024 du 17 octobre 1975, raison pour laquelle le ministère de l'Energie veut changer ce statut pour que la Jirama ne soit plus hors-la-loi et se conforme à la loi sur les sociétés commerciales. La nomination des nouveaux membres du conseil d'administration va-t-elle à l'encontre de la loi sur les sociétés commerciales à participation publique ? L'indifférence entretenue de l'État pour régler les problèmes structurels de la Jirama depuis des décennies pose problème et crée des imbroglios juridiques.

 

De 2006 à 2008, l’État a octroyé à la Jirama un total de subventions de 154 milliards Ar2. Et entre 2011 et 2013, il lui a alloué 152 milliards Ar par an3 et 190 milliards Ar de janvier à août 20144. Rares sont les ministères qui disposent de tels crédits5. Malgré tout, ces subventions destinées à assurer la fourniture d’électricité pour 15% de la population ne donnent pas de résultats probants : les délestages sont toujours d’actualité depuis le milieu des années 2000, alors que la Jirama n’a pas la capacité de relever sa production. Pire, la production issue des centrales thermiques, consommatrices de carburant et donc sources d’importantes dépenses en devises et de pollution, augmente : de 60% de la production totale en 2008, elle est maintenant à 70%6. Les énergies renouvelables n’assurent que 30% de la production, malgré un potentiel hydroélectrique qui serait de 7.800 MW. Depuis avril 2014, le ministère de l’Energie entend changer la donne en misant sur ces énergies. Reste à savoir si le brusque changement intervenu le 22 octobre dernier (limogeage du ministre Richard Fienena et nomination du Général Herilanto Raveloharison comme ministre par intérim – pour combien de temps ?) respectera ou non la continuité de l’État. Il en va de même pour la décision d’auditer la gestion et l’organisation de la Jirama, ainsi que tous les contrats que cette société a passé avec ses fournisseurs et prestataires divers : cet audit, censé démarrer avant la fin de cette année avec le soutien de la Banque mondiale, est attendu avec impatience par les citoyens.

Bref, la situation est plus que critique et il est difficile de croire que les dirigeants pourront continuer à faire la sourde oreille devant la détresse de la population et des opérateurs industriels, asphyxiés par le coût exorbitant de l’électricité et de son transport. Pourtant, le fait est là : la politique énergétique malgache date de 2005 et, même si elle est aujourd’hui en cours d’actualisation avec l’aide de l’Union Européenne, il est inconcevable qu’un pays aux multiples ressources naturelles comme Madagascar figure parmi les pays les plus arriérés en matière de développement énergétique. Notons que la nouvelle politique énergétique en cours d’élaboration entend miser sur la transition énergétique, ou le basculement vers les énergies renouvelables.

 

Avoir une vision précise, planifier, mais aussi faire face à l’urgence

 

De son côté, la société civile ne baisse pas les bras pour dresser un état des lieux et avancer des propositions pour une énergie durable, accessible au plus grand nombre et à coût abordable. Le 23 septembre dernier donc, le Groupe de réflexion Énergie, composé de plusieurs experts nationaux et internationaux, a présenté devant la presse des recommandations visant à améliorer la situation du secteur énergétique à Madagascar d’ici 20307. Parmi les recommandations portant sur la demande en énergie, figurent la mise en cohérence du secteur Énergie avec les autres secteurs et la promotion d’une consommation responsable (en particulier dans les universités, les administrations et les municipalités).

 

Pour améliorer l’offre en énergie, le Groupe conseille de réduire les menaces à l’approvisionnement énergétique en favorisant le reboisement à vocation énergétique et la production d’agro-carburants8, et de promouvoir l’exploitation durable des sources d’énergie locales – plus particulièrement en ce qui concerne la production d’électricité.

 

Pour concrétiser cette vision et ces recommandations, le Groupe de réflexion Énergie suggère une adaptation approfondie du cadre institutionnel, incluant notamment une décentralisation de la planification énergétique qui impliquerait un peu plus les Collectivités territoriales décentralisées (CTD). De nouveaux mécanismes de financement concentrés sur les énergies renouvelables et l’efficience énergétique doivent de surcroît être développés pour sortir du marasme actuel.

 

Si une politique nationale de l’énergie est correctement établie, en tenant compte de ces recommandations et des contraintes auxquelles Madagascar fait face, le pays économisera près de 75,5 millions de dollars par an dès 2020, les dépenses en matière d’énergie ne représenteront plus que 5% du budget des ménages et 15% des charges des industriels en 2030, et l’usage du pétrole lampant pour l’éclairage domestique sera complètement aboli ! Une nette embellie par rapport à la situation actuelle, mais y arriverons-nous ? Si les autorités compétentes prennent la peine de se pencher sur ces recommandations pour les inclure dans la nouvelle politique énergétique, le pays pourrait rêver d’un tel progrès. Mais encore une fois, malheureusement, la balle est dans le camp de ces décideurs. Espérons qu’ils sachent faire les bons choix et n’utilisent plus l’énergie comme d’un moyen de chantage en période électorale ; espérons qu’ils sachent restructurer la Jirama pour qu’elle assure pleinement son rôle de service public ; espérons qu’ils sachent prioriser l’intérêt national au lieu de favoriser les arrangements d’affaires entre amis qui minent un secteur stratégique déjà affaibli.

 

Bref, il faut que nos dirigeants aient une vision claire, sachent planifier en utilisant des indicateurs réalistes, tout en manœuvrant  adroitement pour épargner à la population d’autres souffrances inutiles et la soulager des problèmes immédiats d’accès à l’électricité. Car l’investissement dans le secteur énergie a d’importants impacts transversaux puisqu’il aide à développer plusieurs secteurs dont les différentes activités économiques et les secteurs sociaux (éducation, santé, etc.). S’il est vrai que dans les pays de l’Afrique subsaharienne, 1 dollar investi dans ce secteur fait gagner 15 dollars à l’économie nationale9, la question ne devrait pas se poser. En attendant ce miracle, ne broyons pas du noir !

 

Antananarivo, 7 novembre 2014

1 Diagnostic du secteur Énergie, AIDES/WWF, en partenariat avec le Ministère de l’Energie, septembre 2012, disponible sur www.ore.mg/Publication/Rapports/RapportDiagnosticDuSecteurEnergie.pdf

2 Lois de finances 2006, 2007, 2008

3 Banque mondiale, Madagascar – Evolution économique récente, octobre 2014.

4 Idem.

5 Projet de loi de Finances pour 2015 – ministère de l’Énergie : 27 milliards Ar, ministère de l’Environnement : 30 milliards Ar, ministère de la Défense : 180 milliards, Secrétariat d’État à la gendarmerie : 168 milliards Ar, ministère de la Sécurité publique : 107 milliards Ar, ministère de l’Enseignement supérieur : 144 milliards Ar, ministère de l’Education nationale : 714 milliards Ar, ministère des Travaux publics : 231 milliards Ar.

6 Données du ministère de l’Énergie

7 Recommandations du Groupe de Réflexion Énergie, septembre 2014, disponible auprès de WWF.

8 Ce qui ne devrait pas concurrencer la production agricole si l’on n’y consacre que les terres non affectées à la production agricole, et si l’on constitue d’ores et déjà des réserves de terres pour la production agricole des générations futures.

9 World energy outlook 2014 – Sub-Saharan Africa, octobre 2014, http://www.iea.org/media/news/2014/press/141013_WEO_Africa_Energy_OutlookFactsheet3.pdf


SEHATRA FANARAHA-MASO NY FIAINAM-PIRENENA

SeFaFi

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Tél. 032 59 761 62 Email : sefafi@gmail.com Site Web : www.sefafi.mg


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  • 24 Mar. 2017 - 07:11-

    Flash appeal pour 20 millions de dollars. La cérémonie de lancement du "flash appeal" a été effectuée ce jeudi 23 mars 2017. Une demande d'aide d'une valeur de 20.067.549 dollars américain a été lancée conjointement  par le Gouvernement Malgache, le Système des Nations Unies (SNU) à Madagascar et l’ensemble de l’Equipe Humanitaire du Pays à la Primature pour faire face aux conséquences dévastatrices du cyclone Enawo sur les familles vulnérables du Nord-Est et de l'Est de Madagascar et mener les actions humanitaires et de relèvement y afférentes.

  • 24 Mar. 2017 - 07:05-

    Absence de résultats du pouvoir. Maharavo Ratolojanahary, porte-parole du mouvement DFP Dinika ho Fanavotam-Pirenena, déclare que le pouvoir actuel se caractérise par l’absence notoire de résultats probants dans l’obtention de financement pour réaliser les promesses été les différents programmes érigés depuis l’arrivée du Président Rajaonarimampianina à la tête de l’Etat en 2014. Il n’a eu que des promesses de la part des différents bailleurs (CBI ou Conférence des bailleurs institutionnels, FEC, 11ème Fed…). La dernière mission effectuée par le FMI ces derniers jours ne fait que confirmer cela. Les bailleurs ne font pas confiance à ce pouvoir.

  • 23 Mar. 2017 - 17:08-

    Oliva Randimbiarisoa élu président de l'Asoimi. Le candidat Oliva Randimbiarisoa a été élu lors de la deuxième version de l'élection du président de l'ASOIMI (Association Omnisport Interministériel  et Institution) effectuée ce 21 mars. Il a été élu avec 330 voix soit 97,5% des votants. Il faut rappeler que le candidat Abel Randriamanarivo a retiré sa candidature lors de cette élection. Pour mémoire, ce candidat a été déclaré élu lors de l'élection effectuée le 22 février  dernier. Cette première élection a été considérée comme nulle par le MJS, Ministère de la Jeunesse et des Sports ministère de tutelle.

  • 23 Mar. 2017 - 17:08-

    Défaillance du Ministre de l'Intérieur. Maharavo Ratolojanahary, porte-parole du mouvement DFP Dinika ho Fanavotam-Pirenena, a fait savoir que les nombreuses manifestations de la foule aboutissant à des actions violentes classées comme justice populaire démontre l'incompétence de l'Etat. Il appartient à l'Etat et en particulier au Ministre de l'Intérieur d'assurer l'activité de police administrative par l’intermédiaire des chefs de district. Toute action venant d'autre ministère est de ce fait manifestement illégale notamment celle entreprise par le Ministre de la Sécurité publique envoyant des policiers à Antsakabary.

  • 21 Mar. 2017 - 13:29-

    Cnaps Sport et la coupe. Après son match nul à domicile, la Cnaps Sport est éliminée de la ligue des champions. Elle a été reversée dans la compétition de la Coupe de la Confédération. Il ressort après le tirage au sort des 1/16ème de finale que la Cnaps Sport affrontera la Recreativo do Libolo de l'Angola pour  une place en phase de groupe. Le match aller se déroulera à Madagasikara entre le 7 et le 9  avril et le match retour se tiendra en Angola entre le 14 et le 16 avril.

  • 21 Mar. 2017 - 08:09-

    Don pour la Hcc. Omer Kalameu, Conseiller aux Droits de l’Homme des Nations Unies auprès du bureau de la Coordinatrice Résidente des Nations Unies/Equipe pays de Madagascar a remis à la Haute Cour Constitutionnelle (Hcc) un lot d’ouvrages et de brochures relatifs aux droits de l’homme ce 17 mars. Ce don entre dans le cadre de l’appui du système des Nations Unies à la branche judiciaire malagasy. Au cours de cette cérémonie, le Conseiller aux Droits de l’Homme a fait part au Président de la Hcc, Jean-Eric Rakotoarisoa, de la satisfaction de l’organisme qu’il représente quant à la démarche de la Cour qui fait souvent référence dans ses décisions aux Conventions internationales relatives aux droits de l’homme.

  • 20 Mar. 2017 - 12:51-

    La CUA se rebiffe. Les responsables au niveau de la Commune urbaine d’Antananarivo ont réuni les chefs fokontany de la Capitale. A l’ordre du jour de cette rencontre une explication sur l’absence du logo de la Commune dans les papiers administratifs délivrés par les fkontany et l'enlèvement du drapeau de la Commune dans les locaux des fokontany. Julien Randriamorasata, deuxième adjoint de la Commune, a été claire dans sa conclusion. Le logo de la CUA doit être visible sur tous les papiers administratifs relevant de la responsabilité de la Commune (certificat de résidence…).

  • 19 Mar. 2017 - 06:57- Cnaps out de la LDC. Lors du match retour en 16ème de finale en ligue des champions (LDC). La Cnaps Sport n'a pu faire que match nul. Cnaps Sport et Coton Sport se sont séparés sur le score de 1 but partout. Le match s'est déroulé à domicile sur le stade du club malagasy. Cnaps a joué conte-nature en balançant des longs raids en avant. La présence massive des spectateurs n 'a pas suffi à surmotiver les joueurs.
    Malgré cette élimination l’équipe de la CNaPS poursuit son parcours africain. L’équipe est reversée aux 1/16ème de finale de la Coupe de la Confédération.
  • 18 Mar. 2017 - 08:49-

    FMI à Mahazoarivo. Plusieurs points ont été soulevés durant l’entrevue effectuée ce 17 mars.

    • la situation actuelle de la JIRAMA étant donné que l’objectif de baisser les subventions venant de l’Etat Malagasy n’étaient pas atteints à cause de la sécheresse ;

    • la situation de la Compagnie Air Madagascar où les négociations avec le partenaire stratégique identifié ont démarré ;

    • le retard dans la finalisation de la loi sur le recouvrement des créances, et l’automaticité du mécanisme d’ajustement des prix du carburant.

    • le traitement de la dette importante

    • les impacts du passage de cyclone sur le budget 2017.

  • 18 Mar. 2017 - 08:48-

    FMI à la Primature. David Owen, le Directeur Adjoint du FMI du Département Africain; Rasolofondraibe Alain Hervé, le Gouverneur de la Banque Centrale de Madagascar ; Mamy Rajaobelina, un conseiller auprès de la Présidence de la République et le Ministre des Finances et du Budget Rakotoarimanana François Gervais, ont été reçus ce 17 mars par le Premier Ministre Mahafaly Solonandrasana Olivier.  Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une optique tendant à favoriser un système monétaire international stable qui encourage les échanges de biens et services, et des capitaux. Dans ce sens, David Owen a pour mission de réviser et d’évaluer la mise en œuvre du Programme FEC du 31 décembre 2016 et d’assurer l’application ferme du régime de change, et du respect de nos engagements en tant que pays membre.

  • 17 Mar. 2017 - 08:30-

    Formation de formateurs au sein du CRFIM. Onze (11) participants ont consolidé, du 30 janvier au 10 février à Antananarivo, leurs compétences en visualisation des données d’intérêt maritime pour le compte . Ils proviennent de plusieurs administrations impliquées dans l’action de l’Etat en mer et 8 d’entre eux ont réussi à passer avec succès les tests de contrôle. Ils sont sélectionnés pour devenir des formateurs. Cette formation spécifique se déroulera du 20 mars au 7 avril 2017 à Antananarivo. Cette formation est possible grâce au projet européen CRIMARIO avec le soutien du Centre Régional de Fusion des Informations Maritimes (CRFIM).

  • 17 Mar. 2017 - 06:56-

    Cnaps vs Coton Sport et organisation des transports. L’après-match lors de la rencontre entre Cnaps sport et Township Rollers du 11 février a été un cauchemar pour les spectateurs qui ont dû subir 4 voire 5 heures d’embouteillage pour allier Vontovorona et Anosy. Pour y remédier les organisateurs du match ont annoncé lors d’un point de presse effectué au siège de la Cnaps Ampefiloha les mesures prises durant le match retour qui se jouera ce samedi 18 mars 2017.

    Circulation. Une déviation a été créée au niveau du Cur cela permet d’avoir une circulation en sens unique (tant pour aller que pour le retour) pour rallier le Complexe culturel et de loisirs. La déviation est indiquée sur place.

    Parking. Les endroits pour garer les voitures ont été augmentés. Toutefois, à partir de 13 heures, les voitures légères ne pourront plus se rendre au Complexe CCL. Les propriétaires devront garer leur voiture au niveau du Cur. Une navette payante est mise en place entre Vontovorona et le CCL. Après 13 heures, seules les voitures munies de coupe-file peuvent se rendre au CCL.

    Transport en commun. Les responsables des coopératives de la ligne G (Cotransmar et Kofiamo) ont accepté de travailler avec les organisateurs du match. Les tarifs sont les suivants : 1000 Ar d’Anosy au CCL (aller comme au retour) ; 800 Ar de Fenoarivo au CCL et  400 Ar de Vontovorona au CCL.

  • 16 Mar. 2017 - 15:04-

    Organisation à Vontovorona. Selon les organisateurs des évènements au sein de la Cnaps à partir de 13 heures les voitures légères ne pourront plus rallier le Complexe de la Cnaps sis à Vontovorona. Des parkings seront disponibles au niveau du CUR et de l'eglise Fjkm. Les voitures munies de coupe file peuvent circuler. 

  • 16 Mar. 2017 - 14:53- Ahmad. Selon les iniformations qui corculent entre les amoureux du football Ahmad,  président de la fédération malagasy foothall,  est élu présodent de laa Caf.
  • 16 Mar. 2017 - 14:38- Cmaps vs Coton Sport. Les responsables au niveau du club Cnaps Sport annoncent de grandes mesures pour éviter les désagréments survenus lors du premier match international qui a eu lieu au stade Cnaps Votonvorona. Tant les policiers que les gendarmes affirment faire le mximum.
  • 16 Mar. 2017 - 07:16-

    Bilan après passage de Enawo. Voici le bilan après le passage de Enawo pour la journée du 15 mars 2017 à 18h00, ce bilan fait état de : 81 morts, 18 disparus, 250 blessés, 424 801 sinistrés, 246 842  personnes déplacées cumulées et  79 071 personnes déplacées actuelles. La région SAVA a enregistré le plus grand nombre d’infrastructures de bases endommagées avec 335 écoles publiques endommagées et 17 formations sanitaires touchées.

  • 15 Mar. 2017 - 13:18-

    Fiteva au chevet des sinistrés. Une délégation de la Fiteva emmenée par les dirigeants du bureau national de cette association a témoigné de sa compassion devant les malheurs qui a frappé une partie de la population malagasy. Elle a apporté des produits vivriers produits qui proviennent de la région même, composé de carottes, des pommes de terre, et des pommes pour les sinistrés hébergés à l'ANS Académie nationale des Sports à Ampefiloha. La Fiteva ou Fikaambanan'ny terak'i  Vakinankaratra regroupe les natifs de la région.

  • 15 Mar. 2017 - 07:02-

    Bilan après passage de Enawo. Le bilan ce 14 mars 2017 à 18h00 : 18 personnes portées disparues, 78 morts, (certains disparus trouvés morts, et cas de nouveaux décès dus à des effondrements de maisons à Brickaville et Vatomandry), 250 blessés, 394 114 sinistrés, 246 987 personnes déplacées (nombre de personnes ayant dues se déplacer pendant le passage d’Enawo).


  • 15 Mar. 2017 - 06:57-

    Sinistre national. Selon un communiqué émanant du BNGRC l'Etat malagasy a décrété l'état de sinistre national. suite au passage du cyclone Enawo.

  • 14 Mar. 2017 - 14:45-

    CNTEMAD. Le CNTEMAD Centre national de téléenseignement de Madagasikara se veut être une université de proximité et inverser une  mauvaise tendance. 

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