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Point de vue

Prudences de chef ou prudences de gouvernement des communautés

P. Rabehevitra Zaralahy Benjamin il y a 3 années

Une question fondamentale, souvent oubliée ou négligée par les gouvernants alors qu’ils devraient se la poser quand ils veulent diriger une communauté, est celle-ci : Le gouvernement d’une société est-il affaire d’art, de technique et de science ou affaire de prudence ?

Prudences de chef ou prudences de gouvernement des communautés

Avant d’entrer dans le vif du sujet, deux remarques s’imposent. La première concerne la signification initiale du mot  « prudence ». Ce mot est passablement dévalorisé actuellement. Il n’a plus tout à fait  le sens que nous lui donnions au temps de Saint Thomas d’Aquin. Quand on parle de « prudence » aujourd’hui, on entend très généralement l’attitude d’une personne qui se réserve, qui observe souvent avec méfiance, qui ne veut pas trop s’engager parce que, demain, peut-être, les choses pourraient évoluer et définitivement changer. C’est la temporisation ou l’habileté technique, voire l’astuce. Ce cas est tout le contraire de la prudence qui, proprement dite, est la vertu qui a pour objet la direction de l’agir parce qu’elle est la vertu de la responsabilité, la vertu de la prise en charge, la vertu de la décision de gouvernement – gouvernement de soi-même ou gouvernement d’une communauté. Par conséquent, ne nous laissons pas tromper par le langage. Il est vrai que si, aujourd’hui, la prudence politiquement humaine, nous offre nombre de déviances, sa signification première désigne un noble idéal comme nous le verrons.

 

La deuxième remarque concerne les diverses sortes de prudence, la première étant la prudence personnelle c’est-à-dire la gestion personnelle de sa vie en vue de sa propre fin ; cette prudence qui, dans ce contexte particulier, doit nous conduire à mieux connaître et mieux aimer Dieu en lui-même. Parce qu’il y a d’autres principes de prudence, par exemple le principe de prudence du chef, nous allons distinguer diverses sortes de prudence selon les divers types de gouvernement qui se réfèrent à d’autres fins que notre fin propre et individuelle. Il est question ici des prudences de gouvernement de communautés.

 

Il faut se rappeler qu’au sommet de la plus parfaite des communautés, au plan de la nature, se trouve la cité politique. Pourquoi faut-il alors, ici, une prudence autre que la prudence personnelle ? Parce qu’un groupe social a une fin distincte de la fin de chacune des personnes qui le compose. Il n’est pas possible de ne considérer que la fin des personnes, il y a, aussi, la fin du groupe en tant que groupe.

 

A l’inverse de notre nature humaine et spirituelle dont l’espérance est de voir Dieu et d’atteindre à la béatitude éternelle, le groupe, nature matérielle et exclusivement temporelle ne traversera pas la frontière pour l’autre monde. Il n’est pas bénéficiaire d’une fin supra-temporelle. Son objectif n’est que terrestre. Il s’agit pour le groupe de réaliser un engagement pris, ici-bas, pour le mieux être de l’homme, pour son seul épanouissement et seulement réalisable ici-bas. Pour le groupe, l’autre côté de la  mort  n’existe pas. Il ne s’agit, pour lui, que d’une fin matérielle, dernière, dans son ordre, sans atteindre jamais à l’existence humaine. Dans l’autre monde il n’y a ni groupements de nations, ni groupements d’achats : « On n’épouse pas, on n’y est pas épousé », nous dit l’Ecriture. De sorte qu’il y a, ici, pour les groupes sociaux une fin qui est distincte de la fin des personnes et par rapport à laquelle doit se mesurer le gouvernement du groupe. Dès lors qu’il y a une fin distincte, il va y avoir un gouvernement distinct qui devra ériger en préceptes des lois et des raisons pour le bien commun. Il y aura donc une prudence – ou des prudences – de gouvernement de groupe.

Dans le groupe, en particulier la société politique, la prudence devra toujours être caractérisée par les actes essentiels de conseil[1], de jugement[2] et de précepte[3], mais qui seront mesurés à chaque fois sur la fin de ce groupe-là. Et alors, dans les groupes importants comme la société politique, le précepte va prendre l’ampleur et la majesté de ce qu’on appelle la loi, qui va être l’expression, par celui qui en a la charge, des exigences du bien commun pour atteindre la fin du groupe.

 

Mais il y a aussi une société surnaturelle – l’Eglise.  Pour l’Eglise aussi il faut une prudence de chef chez ceux qui la gouvernent : le Souverain Pontife, les Evêques. A  l’intérieur  même de ces vastes communautés il y a encore des communautés intermédiaires qui, elles, sont aussi des groupes dans lesquels devra s’exercer la même prudence de chef sous l’autorité peut-être d’un supérieur qui lui-même devra exercer la même responsabilité de chef. Dès qu’on a la charge d’une communauté, on doit exercer une prudence qui est d’un autre type que la simple prudence personnelle du gouvernement de sa propre vie. Cela est aussi vrai pour des  communautés d’ordre surnaturel – Eglise, communautés religieuses – que pour diverses communautés d’ordre naturel.

 

C’est ici que nous arrivons à la thèse essentielle, à l’affirmation essentielle de ce que nous avons à dire au sujet de la prudence de chef. Comme nous le verrons, cela va loin dans les applications et vaut pour tout, mais prenons comme exemple pour notre considération, la société politique, l’Etat.

 

Nous disons que le gouvernement d’une communauté, d’une société, de la société politique est essentiellement affaire de prudence et non pas d’art ou de science – quoiqu’il faille, bien entendu, pour ce faire, beaucoup d’art, de technique et de science mais il s’agit là d’une autre question. Redisons-le : le gouvernement de la société politique est essentiellement affaire de prudence. Pourquoi cela ? Parce que la fin sur laquelle se mesure le gouvernement est une fin essentiellement humaine donc morale. Ce n’est pas une œuvre à réaliser en dehors de l’homme comme pour une table, une statue ou une machine pour lesquelles la fin est à l’intérieur de l’œuvre. Ici, la fin est essentiellement humaine et, en cela, il y a de nombreuses conséquences.

 

Il y a en effet des traditions, des pensées qui dans leur formulation les plus fortes ne sont pas chrétiennes – sont même anti-chrétiennes, voire légendaires – mais n’ont pas été sans déteindre sur certaines idées à l’intérieur même de pensées qui se disent chrétiennes.

La forme la plus pure de cette théorie est ce qu’on appelle le machiavélisme (de Machiavel, son auteur) qui consiste à considérer le gouvernement d’une communauté essentiellement comme une affaire de technique, comme une affaire d’art et non comme une affaire essentiellement morale. La question ici sera de réussir quelque chose qui a son autonomie : la politique. Dans son expression la plus extrême on en viendrait à dire que la fin de la politique est la fin dominante, que c’est elle qui juge du bien et du mal (Pensez à ce que peut être l’enseignement marxiste, communiste, pour la réussite du Parti. C’est cet enseignement, seul, qui décide du bien ou du mal et les actions sont dites bonnes ou mauvaises selon qu’elles sont conformes ou non à l’intérêt du Parti). Ici, la politique n’est pas affaire de morale, c’est au contraire la politique qui fait la morale, qui détermine la morale.

 

Dans certaines formes atténuées qui ont déteint sur certaines manières de penser qui se disent chrétiennes, nous allons trouver quelque chose de moins fort mais qui est aussi opposé à ce que nous disons ici. Cela consisterait à dire à peu près ceci : s’il est vrai que la morale garde ses droits et doit être omniprésente, la politique est un domaine qui a son autonomie et qui poursuit des fins autonomes et des fins qui ne sont pas toujours morales.

 

De même nous pouvons dire que l’art, – prenons l’exemple des beaux-arts, mais aussi de tout art en général – cherche une réussite qui se juge en elle-même. Il est vrai que la morale juge l’action de l’artiste mais elle ne donne pas la mesure de sa réussite. L’artiste peut agir avec la plus grande piété, la plus grande honnêteté et faire un très mauvais tableau. En revanche, il peut réussir un admirable tableau, tout en étant imprégné de très mauvais sentiments : il fait alors un mal mais réussit une œuvre. Certaines personnes pensent et disent qu’il en est de même en politique. C’est vrai, disent-ils, que c’est un mal, par exemple, de se débarrasser purement et simplement de quelqu’un qui sème le trouble ou qui s’oppose à la politique prévue mais politiquement, pour ce cas, c’est bon. Politiquement c’est réussi.

 

A cela nous disons : Non ! Pourquoi ? Parce que le gouvernement d’une communauté est intrinsèquement moral, du dedans, de l’intérieur. Ce n’est pas simplement contrôlé par la morale, c’est intrinsèquement moral parce que, ce à quoi tend le gouvernement politique, est un bien humain, moral de sorte que nous n’admettons pas qu’on dise que telle action d’un gouvernement puisse être à la fois moralement mauvaise et politiquement bonne. Elle peut avoir des effets immédiats qui semblent bons sur le moment mais avoir, au vu de l’échelle des vraies valeurs, une répercussion et un retentissement moralement mauvais mais aussi politiquement mauvais parce qu’elle atteint le groupe humain dans ce qu’il a de plus précieux : la juste appréciation des valeurs. Peu à peu on en viendra alors, dans ce groupe-là, à déprécier l’idée de l’homme, à ne plus juger les choses sur leur importance et alors, ce qu’on appelle « réussite politique » sera, peut-être, une réussite mais une réussite purement économique, ou d’habilité, ou de victoire sur tel ou tel, ou de prospérité matérielle et personnelle. Cela peut faire partie du bien commun sans doute mais c’est là, la partie inférieure du bien commun. Le plus important dans le bien commun, c’est ce qu’il y a de plus humain, de plus élevé, de plus moral de sorte qu’il vaut mieux rester dans une idée juste et élevée de l’homme, de ses valeurs morales, religieuses et culturelles que de les perdre en profitant de tel ou tel avantage ponctuel. Je dis bien « il vaut mieux », à supposer qu’il y ait opposition, naturellement ! Ce qui serait normal, c’est que l’ensemble des vertus y soit, qu’il y ait réussite sur tous les plans. C’est pourquoi nous disons que la prudence et, surtout, la prudence politique se doit d’être une vertu efficace. Cette prudence utilisera aussi beaucoup de science, d’art, etc. Pas même un saint, ne peut s’improviser chef d’Etat, c’est clair ! Il y faut beaucoup de savoir faire. Pourtant, ce n’est pas le savoir faire qui est la pointe du politique, c’est la prudence, c’est le meilleur de l’homme et de la morale. En définitive, la politique – au sens profond et fort du terme – est de l’ordre de la vertu parce que cette vertu est le symbole de la  recherche du bien en toute chose.

 

Voilà le contenu de cette thèse qui a vocation à démontrer que le gouvernement des communautés, même religieuses, relève de la prudence et que, seule, cette prudence a possibilité à prendre en responsabilité tout ce qui est du domaine de la science économique, technique etc., tout ce qui, en un mot, concourt au bien commun. Ce qui donc doit être premier, ce n’est pas un savoir faire ou une habileté à conduire et à réussir mais simplement une vertu morale de prudence.

 

Ajoutons simplement un mot sur ce dernier point (concernant toute communauté, aussi bien naturelle que surnaturelle). Cette prudence de gouvernement de communauté – disons prudence politique - est donnée dans son état plénier à celui ou ceux qui détiennent l’autorité, ceux qui ont donc, effectivement, la charge de gouvernement (nous disons celui ou ceux parce que naturellement cela dépend de la forme de ce gouvernement qu’il soit monarchique, aristocratique ou démocratique). Nous ajoutons encore - et c’est très important - que cette prudence de gouvernement de communauté (prudence politique), doit être comprise dans une démarche participative de chacun des sujets, de chacun des membres du groupe, de sorte que chacun des sujets puisse obéir aux directives de l’autorité non pas, simplement, avec sa prudence personnelle mais, aussi, avec une prudence qui est prudence politique, prudence de chef. On ne peut pas, on n’a pas le droit d’agir comme simples exécutants n’ayant aucune participation à l’idée même de ce gouvernement. Saint Thomas a apporté une correction fondamentale à Aristote sur ce point. On ne doit obéir qu’en homme – en être humain – en participant à l’idée de ceux qui commandent[4]. Bien entendu, ceci est très important pour l’idée même d’obéissance qui s’entend, précisément, par rapport aux directives de ceux qui sont en charge du bien commun, ce bien commun qui est d’abord acte de prudence et pas simplement prudence personnelle mais prudence participative au gouvernement du groupe. Naturellement, selon les régimes, les différences seront sensibles. Dans un régime démocratique, par exemple, les sujets sont, ordinairement, mieux informés que dans un régime monarchique où le pouvoir n’est exercé que par une seule personne et peut se transformer en pouvoir absolu.

 

Pour terminer, quand nous avons parlé de précepte, c’est du précepte en général, de cet acte de la prudence politique qu’est le précepte.  Nous parlons en philosophe théologiste, pas en juriste ; nous ne parlons pas de précepte formel, etc. Eh bien, le précepte, ce n’est pas la volonté du supérieur. La prudence est dans l’intelligence, c’est une vertu de la raison, plus précisément, de la raison pratique. Ce n’est donc pas la volonté du supérieur, cela ne peut pas être son bon plaisir ou ce qui lui passe par la tête. Le précepte, c’est son ordination (ordre, cela veut dire raison, raisonnable). Le supérieur doit pouvoir rendre raison de son précepte, pas forcément à ses inférieurs. Mais il doit pouvoir rendre raison de son précepte à sa propre conscience, ou à ses propres supérieurs s’il en a (et de toute façon à Dieu). Par conséquent, le précepte ne peut pas être un caprice du supérieur : il doit pouvoir en rendre raison. L’ordre doit être raisonnable, au moins à ses propres yeux à lui, en conscience (et que cette conscience soit droite!).

 

P. RABEHEVITRA Zaralahy Benjamin


[1] Le conseil ou l’enquête, c’est le premier acte. C’est une étape de recherche, de délibération. Il y faut de l’intelligence, de l’imagination, pour soulever les diverses hypothèses possibles, pour se représenter plus ou moins une situation concrète. Il faut savoir demander conseil. Mais en tout cas, la première chose à faire avant de juger et de décider, c’est d’examiner la situation.

[2] Dans une situation un peu complexe, le conseil est suivi de cet acte caractéristique qu’est le jugement, au sens précis d’appréciation.

[3] La décision ou le précepte, c’est l’acte décisif ou l’acte capital de la prudence politique, celui qui est tout à fait caractéristique d’elle. C’est encore un jugement, bien entendu, mais un jugement qui décide, un jugement qui commande ; c’est l’acte propre du gouvernement. Il y a des gens qui sont extrêmement aptes au conseil, parce qu’ils ont une imagination assez fertile pour suggérer divers voies ; mais souvent ils ne sauront pas vous dire quelle est la meilleure, ils sont empêtrés, ils ne savent pas en sortir. D’autres, au contraire, ont un très bon jugement, une appréciation très juste. Une fois que toutes ces voies ont été présentées, ils savent vous dire quelle est la meilleure, mais ils n’arrivent pas à décider. Il n’y a rien à faire, ils en restent là. (Au sujet du « précept », nous y reviendrons encore à la fin de notre exposé).

[4] A Dieu, il faut obéir en tout, on ne risque pas de se tromper, il a toute autorité sur nous, ce n’est pas difficile, c’est clair (c’est, justement, le cas d’Abraham de sacrifier son fils Isaac). A un homme, il ne faut jamais obéir en tout, parce qu’on n’est jamais soumis en tout à un homme quel qu’il soit. On n’a pas le droit moralement de se livrer à la direction d’un autre, disant qu’on va lui obéir en tout, pas même dans l’obéissance religieuse en matière de vœu. Cela ne peut pas être un bien meilleur. De toute façon, l’obéissance doit être intelligente mais non pas aveugle.

 

 


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  • 31 Jan. 2019 - 06:49-

    Bilan provisoire global en date du 30 janvier 2019 à 18h. Le bilan provisoire global après les « Fortes pluies » et « Tempête Tropicale Modérée EKETSANG» fait état de : • 27 Décédés (18 à cause du glissement de terrain, 4 morts par noyade, 1 mort d’un écroulement d’une maison suite à l’inondation, 4 morts d’un écroulement d’une maison) ; • 1 Disparu (emportée par l’eau) ; • 3 Rescapés (suite au glissement de terrain) ; • 9 586 Sinistrés (254 dues au glissement de terrain et 9 332 à cause de l’inondation) ; • 833 Déplacés actuels (451 dues au glissement de terrain et 382 à cause de l’inondation) ; • 2 462 Déplacés cumulés (518 dues au glissement de terrain et 1 944 à cause de l’inondation) ; • 1 778 Cases d’habitation inondées ; • 187 Cases détruites (7 dues au glissement et 83 dues à l’inondation).
    CECI EST LE DERNIER BULLETIN EN CE QUI CONCERNE L’INONDATION ET LE GLISSEMENT DE TERRAIN DE CES DEUX DERNIERES SEMAINES A MADAGASCAR. (Source : BNGRC, Centre d'Etudes de Réflexion de Veille et d'Orientation).

  • 29 Jan. 2019 - 07:10-

    Bilan provisoire global en date du 28 Janvier 2019 à 20h. Le bilan provisoire global après les « Fortes pluies » et « Tempête Tropicale Modérée EKETSANG» fait état de : • 21 Décédés (18 à cause du glissement de terrain, 2 morts par noyade, 1 mort d’un écroulement, d’une maison suite à l’inondation) ; • 1 Disparu (emportée par l’eau) ; • 3 Rescapés (suite au glissement de terrain) ; • 8 466 Sinistrés (254 dues au glissement de terrain et 8 212 à cause de l’inondation) ; • 1 934 Déplacés actuels (450 dues au glissement de terrain et 1 484 à cause de l’inondation) ; • 2 304 Déplacés cumulés (518 dues au glissement de terrain et 1 786 à cause de l’inondation) ; • 1 603 Cases d’habitation inondées ; • 62 Cases détruites (7 dues au glissement et 55 dues à l’inondation). Source : Centre d'Etudes de Réflexion de Veille et d'Orientation.

  • 28 Jan. 2019 - 07:43-

    Bilan provisoire global en date du 27 janvier 2019 à 19h. Voici le bilan après les « Fortes pluies » et « Tempête Tropicale Modérée EKETSANG» qui fait état de :
    • 21 Décédés (18 à cause du glissement de terrain, 2 morts par noyade, 1 mort d’un écroulement d’une maison suite à l’inondation) ;
    • 1 Disparu (emportée par l’eau) ;
    • 3 Rescapés (suite au glissement de terrain) ;
    • 8 031 Sinistrés (201 dues au glissement de terrain et 7 830 à cause de l’inondation) ;
    • 1 236 Déplacés actuels (134 dues au glissement de terrain et 1 102 à cause de l’inondation) ;
    • 1 605 Déplacés cumulés (201 dues au glissement de terrain et 1 404 à cause de l’inondation) ;
    • 1 603 Cases d’habitation inondées ;
    • 62 Cases détruites (7 dues au glissement et 55 dues à l’inondation). (Source : Centre d'Etudes de Réflexion de Veille et d'Orientation).

  • 25 Jan. 2019 - 11:26-

    Nominations lors du Premier Conseil des ministres. Ce jeudi 24 janvier, après la nomination du nouveau gouvernement, le Président Rajoelina, a présidé le premier conseil des ministres au Palais d’Etat d’Iavoloha.
    Décret abrogeant le décret n°2016-140 du 02 mars 2016 et portant nomination de Madame ANDRIAMBALO Lala Ratompoalizo, Directeur du Protocole d’Etat auprès de la Présidence;
    Décret portant nomination de Ramaholimasy Holder, Directeur Général de la Présidence en charge des Affaires Politiques;
    Décret portant nomination de Andriamanananoro Augustin, Directeur Général de la Présidence en charge des Projets;
    Décret portant nomination de Sahondrarimalalala Marie Michelle, Directeur des Etudes Juridiques de la Présidence;
    Décret portant nomination de Raharinosy Jimmy, Directeur des Systèmes d'Information.
    Lalatiana Raktotondrazafy est le porte-parole du gouvernement

  • 24 Jan. 2019 - 07:49-

    Bulletin flash du 23 janvier. Bilan provisoire global en date du 23 Janvier 2019 à 18h transmis par le Centre d'Etudes de Réflexion de Veille et d'Orientation. Le bilan provisoire global fait état de : 16 décédés (15 à cause du glissement de terrain et 1 mort par noyade) ; 4 disparus (3 à cause du glissement de terrain et 1 emportée par l’eau) ; 3 rescapés (suite au glissement de terrain) ; 5 763 sinistrés (201 dues au glissement de terrain et 5 562 à cause de l’inondation) ; 503 déplacés cumulés (201 dues au glissement de terrain et 302 à cause de l’inondation) ; 1 588 cases d’habitation inondées ; 31 cases détruites (7 dues au glissement et 24 dues à l’inondation).

  • 22 Jan. 2019 - 14:46-

    Le staff du PRM Rajoelina. Rajoelina Andry Nirina, a tenu son premier conseil des ministres restreint, ce lundi 21 janvier 2019 au Palais d’État d’Iavoloha. Il a nommé ses proches collaborateurs. Ramonjavelo Manambahoaka Valéry Fitzgerald a été nommé Secrétaire général de la Présidence. Andriamaholy Onjaniaina Dina est nommé au poste Secrétaire Général Adjoint de la Présidence. Et, Delmotte Stéphanie a été nommée Directeur de Cabinet civil de la Présidence. On attend donc les autres membres entre autres le directeur de cabinet militaire,  le directeur administratif et financier…

  • 22 Jan. 2019 - 14:45-

    Reconduction du PM Christian Ntsay. Conformément aux dispositions de l’article 54 de la Constitution de la Quatrième République, les députés issus du groupe de partis majoritaires à l’Assemblée Nationale, en l’occurrence le MAPAR, ont proposé le nom de NTSAY Christian Louis au poste de Premier Ministre. Aussi, Son Excellence Monsieur le Président de la République, Rajoelina Andry Nirina, a pris le décret n°2019-016 portant nomination du Premier ministre, Chef du Gouvernement, Monsieur NTSAY Louis Christian.

  • 21 Jan. 2019 - 15:57-

    Gouverneur de région ? Dans son premier discours après la prestation de serment ce 19 janvier, le président Andry Rajoelina a utilisé le mot “gouverneur” de région. On lit dans la Constitution que “La fonction exécutive est exercée par un organe dirigé par le Chef de Région élu au suffrage universel. Le Chef de Région est le premier responsable de la stratégie et de la mise en œuvre de toutes les actions de développement économique et social de sa région. Il est le Chef de l’Administration de sa région.” Première entorse devant le gardien de la Constitution ?

  • 21 Jan. 2019 - 15:34-

    10 décès au moins. Les pluies torrentielles tombées sur Antananarivo dans la soirée du samedi 19 janvier ont perturbé la fin des festivités de la prestation de serment du Président Rajoelina (fête à Mahamasina, feux d’artifices annulées). Mais plus grave, elles ont provoqué un éboulement en plusieurs endroits et plusieurs maisons ont été démolies. Plusieurs personnes ont été ensevelies sous les décombres. Plusieurs personnes ont été sauvées mais on déplore une dizaine de victimes. On compte au moins 10 personnes décédées et on craint que le nombre ira en croissant.

  • 19 Jan. 2019 - 11:48-

    Hevi-dehibe notsoahina tamin'ny lahatenin'ny filoha Rajoelina. Ezaka lehibe no atao momba ny famokarana ny herinaratra. Politikan’ny kibo velaran-tany hovolena, tsy hanafatra vary intsony. Hitsinjo sy hanampy ireo tena marefo efa eny ambony sambo ny vary tena mora ho zaraina sy hamidy mora. Asa fa tsy kabary. Hanangana sy hanorina tanana vaovao isika ho modely aty amin’ny ranomasina Indiana izay atomboka amin’ity taona ity ihany. Ho mpandresy amin’ny lafiny rehetra ny Malagasy. Ampiray sy ampitambatra ny Malagasy aho. Tsy ny eto antananarivo ihany no hisitraka fa hapetraka ny fanamby fa hisitraka izany ny any amin’ny faritra. Apetraka ny governora hisolo ny lehiben’ny faritra. Izy ireo no hitarika ny asa goavana. Omentsika fitaovana manokana fanamboaran-dalana ny faritra rehetra. Ho lasa 23 ny faritra. Tsy ekeko ny gaboraraka. Tsy azo ekena ny fanaovana tolotrasa kanefa tsy  nisy asa notanterahina akory. Ady amin’ny kolikoly sy fitsarana marina tsy mitanila. Tsy ekeko ny fitsabahana amin’ny raharaha fitsarana.

    Tsy fandriampahalemana. Vahaolana koa ampitomboina ny isan’ny mpitandro filaminana. Ho vatsiana fitaovana mendrika manaraka ny toetrandro ny foloalindahy sy mpitandro filaminana. Handalo eto ny santionany amin’ny fitaovana tsy mataho-bala. Fankahalana fanaratsiana fisaraham-bazana hahilika izany.

  • 18 Jan. 2019 - 08:14-

    Passation à Iavoloha. Selon l’article 48 de la constitution “La passation officielle du pouvoir se fait entre le Président sortant et le Président nouvellement élu.” Il n’est nullement indiqué que c’est le président démissionnaire ou le président intérimaire. La passation se fera officiellemen ce vendredi 18 janvier. Selon la rumeur la passation se fera entre le président Rajaonarimampianina qui a démis de ses fonctions présidentielles en septembre 2018 et le président Rajoelina. Si cela se fera cela veut dire une passation des dossiers de janvier 2014 à septembre 2018. Qu’en sera-t-il des dossiers durant l’intérim ? Y aura-t-il une autre cérémonie de passation ce vendredi aussi ?


  • 09 Jan. 2019 - 08:42-

    Le FFKM présente ses vœux au Président de la République p.i. Les représentants du Conseil Chrétien des Eglises (FFKM), sont venus présenter les vœux de nouvel an au Président de la République p.i, Rivo Rakotovao, au palais d’Ambohitsorohitra, le 8 janvier 2019. Le Président en exercice de la FFKM a évoqué lors de la rencontre l’importance de la période que traverse le pays à l’heure actuelle, et n’a pas manqué de souligner l’union dans la prière pour la marche du pays ; il a aussi mis en relief la noble mission et les responsabilités qui incombent au Chef de l’Etat, Rivo Rakotovao, et invoqué la bénédiction divine à son endroit ainsi qu’à sa famille.

  • 07 Jan. 2019 - 14:16-

    Jours fériés de 2019. Mardi 1er Janvier, Vendredi 8 Mars : Journée de la Femme. Vendredi 29 Mars : Jour des martyrs 1947. 21 Avril : Pâques ; 22 Avril : Lundi de Pâques. Mercredi 1er Mai : Fête du travail. 30 Mai : Ascension. 4 Juin : L'Aïd el Fitr. 9 Juin : Pentecôte ; 10 Juin : Lundi de Pentecôte. 26 Juin : Fête de l'Indépendance. 11 Aout : L'Aïd el kebir ou Aïd-al-adha. 15 Août : Assomption. Vendredi 1er Novembre : Toussaint. 25 Décembre : Noël.

  • 05 Jan. 2019 - 09:59-

    Différents cas d’annulation d’une élection. Suivre les liens

    http://www.lakroa.mg/item-1607_articles_monde_18-la-cour-suprame-annule-laalection-prasidentielle.html


    http://www.lakroa.mg/item-1608_articles_monde_18-annulae-a-cause-daune-utilisation-abusive-de-facebook.html

  • 04 Jan. 2019 - 07:17-

    Résultats officiels le 8 janvier. La HCC, Haute Cour Constitutionnelle, dans un communiqué publié sur son site fait savoir la date de la proclamation officielle des résultats. La HCC procèdera à la proclamation officielle du second tour de l’élection présidentielle le mardi 8 janvier 2019 à 15 heures. La cérémonie aura lieu à la salle de proclamation du Palais d’Etat d’Ambohidahy. Pour la la HCC, s’applique de facto l’Article 61 de la Loi organique N°2018-009 relative à l’élection du Président de la République qui dit que la HCC procède à la proclamation officielle des résultats définitifs dans un délai de neuf (9) jours à partir de la date de publication des résultats provisoires par la CENI.

  • 02 Jan. 2019 - 12:49-

    Sainte et heureuse année 2019. Nous vous envoyons des étoiles de Paix, de solidarité, de Vérité et d’Amour pour qu’elles illuminent votre vie toute l’année 2019. toute l'équipe de www.lakroa.mg nous vous offrons comme menu au quotidien pour les 365 jours : "De belles coupes de sourire, Quelques éclats de rires, Une grande cuillerée de gentillesse, Quelques grains de tendresse, Une bonne pincée d’affection, Des poignées d’or et d’argent, Un maximum de réussite, Saupoudrer de gaïté, Faire mijoter avec douceur, Servir joyeusement."

  • 29 Dec. 2018 - 13:12-

    Délai des requêtes. En application du système de délai franc mis en œuvre lors du premier tour de l’élection présidentielle, le dernier jour de dépôt des requêtes tombant normalement un samedi (voir communiqué du 28 décembre 2018, in infra), la date limite de dépôt est reportée au premier jour ouvrable suivant, c’est-à-dire le lundi 31décembre 2018 à 16 heures. La proclamation officielle des résultats provisoires du second tour de l’élection présidentielle ayant eu lieu le jeudi 27 décembre 2018, la date limite de réception des requêtes auprès du greffe de la Haute Cour Constitutionnelle est fixée au samedi 29 décembre 2018 à minuit.

  • 29 Dec. 2018 - 13:02-

    Mamory vahoaka. Tsy manaiky ny voka-pifidianana navoakan’ny CENI ny mpomba ny kandida laharana faha 25, Marc Ravalomanana. Mamory vahoaka eo amin’ny “kianjan’ny 13 mai” izy ireo ny sabotsy 29 desambra. Milaza ny ampiseho ireo porofo mitarika azy ireo tsy hanaiky iny voka-pifidianana iny, porofo izay ho azy ireo milaza fa nisy hala-bato tany rehetra tany. Hala-bato amin’ny endrika isan-karazany ka nahatonga ny fandresen’ny kandida lahanara faha 13 Andry Nirina Rajoelina.

  • 29 Dec. 2018 - 13:01-

    Vokatra navoakan’ny CENI ny alakamisy 27 desambra. Tamin’ireo mpifidy miisa 9 913 599  voasoratra anarana ao anaty lisi-pifidianana, 4 767 697 (48, 09%) no tonga naneho ny safidiny. Ny isan’ny vato manankery tamin’izany dia nahatratra, 4 648 086, ny vato maty tamin’izany, 78 465 ary ny vato fotsy 41 146. Mitsinjara toy izao ny vato azon’ireo kandidà mpifanina tamin’izany fifidianana izany : ny an’ny kandidà laharana faha 13, RAJOELINA Andry Nirina, 2 587 035 manome isan-jato 55,66% ary ny an’ny kandidà laharana faha 25, RAVALOMANANA Marc, 2 061 051 manome ny salan’isa 44,34%.

  • 24 Dec. 2018 - 12:15-

    Joyeux Noël ...
    Lorsque décembre frappe à la porte
    Dame pluie arrose la terre qui se couvre de beauté…
    Plus Noël approche plus la douceur s’installe
    Les guirlandes illuminent nos sapins de noël,
    Et sur tous les visages, la joie et les sourires.
    Noël arrive, quel grand bonheur !
    A cette occasion, www.lakroa.mg vous dit : “Joyeux Noël”
    Merry Christmas dia samia ho lavitry ny kirizy mafy !

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