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Lakroan'i Madagasikara
Sommet de la Francophonie

Déclaration d’Antananarivo

Recueillis par JRR il y a 3 années

Voici le texte intégral de la Déclaration d'Antananarivo.

 Déclaration d’Antananarivo

  Préambule

1. Nous, Chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage, réunis les 26 et 27 novembre 2016, à Antananarivo, à l’occasion du XVIe Sommet de la Francophonie ;

2. Nous réjouissons que cette rencontre internationale se déroule pour la première fois à Antananarivo. Ce Sommet tant attendu par Madagascar résonne comme une consécration pour ses habitants, signifie le retour de ce pays dans le concert des nations, confirme la place privilégiée occupée par le continent africain au sein de l’espace francophone et consacre l’importance du dialogue des cultures et des civilisations pour notre Organisation ;

3. Rassemblés autour de la langue française, socle de la Francophonie, et conformément à sa Charte, adoptée à Antananarivo le 23 novembre 2005, et à ses instruments de référence que sont la Déclaration de Bamako et celle de Saint-Boniface, réaffirmons, dans un esprit de solidarité, notre ferme engagement en faveur de la sécurité, de la paix, de la démocratie, des droits de l’Homme, des libertés fondamentales, de l’État de droit, de la diversité linguistique et culturelle, de la coopération, d’une transition numérique inclusive, ainsi que de la bonne gouvernance et du développement durable ;

 

 

 Décidons de consacrer ce XVIe Sommet au thème suivant :

 

Croissance partagée et développement responsable : les conditions de la stabilité du monde et de l’espace francophone

 

I. Les valeurs francophones au service d’une mondialisation harmonieuse et d’un monde plus stable

 

4. Face aux nombreuses menaces transversales qui compromettent la paix, la stabilité et la sécurité du monde, réaffirmons notre volonté d’œuvrer davantage à l’enracinement d’une culture démocratique et d’institutions légitimes, stables, crédibles et ancrées dans l’Etat de droit, conditions d’une vie politique et sociale apaisée ;

 

5. Nous engageons, grâce à une coopération accrue et à la mise en œuvre de cadres juridiques et institutionnels pertinents, tels que la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée et les protocoles s’y rapportant, à intensifier nos efforts pour prévenir et combattre le trafic de migrants, éradiquer la traite des êtres humains et lutter contre l’exploitation des personnes, en particulier les femmes et les enfants. Sommes ainsi déterminés à renforcer la lutte contre la criminalité organisée et les organisations terroristes ;

 

6. Nous félicitons de l’adoption par consensus à la 71e Assemblée générale des Nations unies, le 19 septembre 2016, de la Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants. Nous engageons à nous joindre aux négociations devant aboutir à la conclusion, en 2018, d’un cadre d’action global pour les réfugiés et d’un pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières ;

 

7. Condamnons fermement toute forme de violence envers les enfants, incluant les pratiques telles que les mariages d’enfants, les mariages précoces et les mariages forcés, et réaffirmons la nécessité de renforcer la lutte contre leur exploitation et leur utilisation dans les conflits armés, en application des Engagements de Paris en vue de protéger les enfants contre leur utilisation ou leur recrutement illégaux par des groupes ou des forces armés et des principes directeurs adoptés en février 2007, lors de la Conférence internationale de Paris Libérer les enfants de la guerre, dont nous fêterons le dixième anniversaire à l’occasion de la Conférence internationale sur la protection des enfants dans les conflits armés organisée par la France avec l’Unicef. Appelons également à la ratification et à la mise en oeuvre de tous les instruments juridiques internationaux, en particulier le Protocole facultatif à la Convention internationale relative aux droits de l’enfant (CIDE) concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés ;

 

8. Face aux nombreuses menaces et violences pesant sur les femmes dans le cadre des conflits armés, dans un contexte de multiplication des crises, réaffirmons que la participation des femmes sur un pied d’égalité et à tous les niveaux de responsabilité dans les processus de prévention, de médiation et de décision constitue à la fois un objectif et un moyen essentiel pour prévenir les conflits, les résoudre et favoriser une culture de paix, conformément aux résolutions Femmes, Paix et Sécurité du Conseil de sécurité des Nations unies ;

 

9. Sommes convaincus de la nécessité de renforcer les mesures de prévention afin de protéger les populations des crimes contre l’humanité, conformément aux principes du droit international des droits de l’Homme et du droit international humanitaire. Restons mobilisés pour agir contre ces crimes et toutes les violations du droit international des droits de l’Homme, du droit international humanitaire et lutter contre l’impunité des auteurs des crimes et des violations. Veillons à ce que ceux-ci soient jugés dans le respect du droit à un procès juste et équitable, et que les victimes accèdent librement à la justice et obtiennent réparation. Réitérons l’importance de coopérer avec la Justice pénale internationale et de faciliter le développement des procédures de coopération judiciaire entre les États, nécessaire pour la poursuite des auteurs des crimes les plus graves ;

 

10. Réaffirmons notre engagement à gouverner démocratiquement dans le strict respect de nos constitutions, selon les principes de l’État de droit, à garantir la liberté d’expression, la protection effective et la sécurité des journalistes, la liberté de la presse, le développement de mécanismes indépendants de régulation des médias, en mettant l’accent sur le respect de la déontologie, à assurer plus largement la liberté de réunion et d’association, les droits et libertés des citoyens, des partis politiques légalement établis, des syndicats, de la société civile, et des médias, à promouvoir et à protéger, dans la loi et dans la pratique, un environnement propice et sûr pour la société civile ;

 

11. Nous engageons à faire progresser la transparence de l’action publique et la participation citoyenne à l’élaboration des politiques publiques, notamment à travers le développement du gouvernement numérique. À cet égard, nous soutenons le Partenariat pour un gouvernement ouvert et encourageons les États et gouvernements qui ne l’ont pas encore fait à rejoindre cette initiative multilatérale ;

 

12. Demeurant préoccupés par la persistance de difficultés dans la gestion des processus électoraux, qui peuvent être sources de tensions ou de crises politiques au sein de l’espace francophone, nous engageons à favoriser l’organisation à échéances régulières d’élections libres, fiables, transparentes et inclusives, et à consolider l’indépendance politique et l’autonomie financière des organismes de gestion, de supervision et de régulation impliqués dans les processus électoraux, conformément aux droits interne et international ;

 

13. Réitérons notre plein soutien aux activités menées par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en faveur de la paix, de la stabilité, de la démocratie, de la consolidation de l’État de droit, des droits de l’Homme dans l’espace francophone. Encourageons l’OIF à poursuivre, en coopération avec ses partenaires régionaux et internationaux et en lien avec l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) et les réseaux institutionnels, ses efforts en appui à la prévention et à la gestion des crises et des conflits, l’accompagnement des processus de transition et à la consolidation de la paix, la promotion du respect des principes du droit international, dont celui de règlement pacifique des conflits, en mettant à disposition son assistance, son expertise et la promotion de la culture du dialogue et de la réconciliation. Réaffirmons notre volonté d’encourager la participation de personnels francophones aux opérations de maintien de la paix déployées dans les pays de l’espace francophone. Saluons la mobilisation internationale en ce sens lors de la Conférence de Paris sur le maintien de la paix en environnement francophone, les 26 et 27 octobre 2016, et le lancement du projet d’Observatoire Boutros-Ghali du maintien de la paix. Appelons à l’intensification de la coopération de la Francophonie et ses membres avec les Nations unies et les organisations internationales et régionales, notamment pour faciliter l’accès de personnels francophones, y compris des femmes, à des postes de responsabilité et de commandement et renforcer le multilinguisme à travers l’usage du français dans les opérations de maintien de la paix ;

 

14. Soutenons également les efforts internationaux qui contribuent à la recherche d’une paix juste, durable et globale au Moyen-Orient permettant notamment l’existence de deux États, la Palestine et Israël, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité, à l’intérieur de frontières sûres et internationalement reconnues. Elle devra être fondée sur les résolutions 242, 338, 1397 et 1515 du Conseil de sécurité, les termes de référence de la Conférence de Madrid, de la Feuille de route du Quartet et l’Initiative de paix arabe, telle qu’adoptée au Sommet de Beyrouth ;

 

15. Conformément au paragraphe 14 ci-dessus, appelons les parties à reprendre les négociations directes pour parvenir à la solution de deux États, Israël et un État palestinien viable et géographiquement contigu. Saluons à cet égard l’organisation prochaine par la France d’une conférence internationale sur le processus de paix au Proche-Orient. Demandons aux puissances occupantes de se conformer au droit international et de respecter le droit international humanitaire, notamment la 4e Convention de Genève de 1949, en assurant la protection des personnes civiles ;

 

16. Appelons aussi à la mise en œuvre des résolutions et des plans d’action des conférences d’examen du Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP) sur le Moyen-Orient et demandons à toutes les parties de prendre les mesures nécessaires en vue de créer, dans la région, une zone exempte d’armes nucléaires et de destruction massive ;

 

17. Appelons à l’occasion du vingtième anniversaire de l’ouverture à signature du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE) les États et gouvernements membres qui ne l’auraient pas fait à signer et ratifier ce traité afin d’en assurer rapidement l’entrée en vigueur ;

 

18. Conscients que la pénurie d’eau figure parmi les premiers risques globaux du 21e siècle et convaincus de l’importance cruciale de l’eau comme facteur de sécurité, de stabilité et développement humain, saluons et encourageons les efforts et initiatives des États et gouvernements membres et de l’OIF afin d’encourager la bonne gestion et utilisation de l’eau, y compris des eaux transfrontalières comme instrument de coopération et de paix ;

 

19. Préoccupés par les menaces que font peser sur nos sociétés la propagation des discours de haine et xénophobes, les manifestations d’intolérance et de discrimination, les stigmatisations et les incitations à la violence sous toutes leurs formes, invitons la Secrétaire générale de la Francophonie à poursuivre son action en vue de promouvoir le dialogue interculturel et interreligieux et de favoriser la compréhension mutuelle et l’encourageons à prendre des initiatives à forte visibilité dans ce domaine ;

 

20. Condamnons avec la plus grande fermeté les actes terroristes qui continuent de frapper plusieurs pays dans l’espace francophone et à travers le monde, et qui causent de nombreuses victimes. Exprimons toute notre solidarité envers ces pays et leurs populations et réaffirmons notre engagement à prévenir la radicalisation et l’extrémisme violents conduisant au terrorisme. Saluons les efforts consentis dans ce cadre par l’ensemble des acteurs internationaux, régionaux, nationaux et locaux. À cet égard, saluons notamment la résolution A/RES/70/291, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 1er juillet 2016, concernant l’examen de la stratégie antiterroriste mondiale des Nations unies et le Plan d’action pour la prévention de l’extrémisme violent du Secrétaire général des Nations unies ;

 

21. Conscients que la prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violents, qui conduisent au terrorisme, passe par une mobilisation de longue haleine pour agir tant sur ses causes directes et structurelles que sur les facteurs, internes et externes, qui l’attisent, encourageons en particulier le recours aux outils dont s’est dotée la Francophonie et appuyons la dynamique et les actions engagées et soutenues par la Francophonie, sous l’impulsion de la Secrétaire générale, pour mobiliser les acteurs francophones afin qu’ils prennent toute leur part dans la lutte contre ces fléaux. Saluons, en particulier, la conférence internationale de Paris sur la lutte contre le terrorisme et la prévention de la radicalisation violente (6-8 juin 2016) ainsi que l’initiative Libres ensemble et la conférence sur la prévention de la radicalisation des jeunes sur Internet organisée par l’Unesco et le gouvernement du Québec (30 octobre-1er novembre 2016). Demandons, à cet égard, à l’OIF, à l’APF, aux opérateurs directs ainsi qu’aux réseaux institutionnels de la Francophonie de poursuivre leurs actions dans ce domaine ;

 

22. Saluons l’engagement des maires francophones en faveur de la prévention de la radicalisation violente, la promotion du vivre ensemble (Déclaration de Tunis, 9 octobre 2015), ainsi que leur mobilisation quotidienne pour faire de leurs villes des territoires de solidarité, de démocratie et de dialogue des cultures ;

 

23. Nous engageons, dans une logique de prévention, à développer des réponses efficaces dans le domaine du développement, de l’éducation et de l’emploi, en particulier en direction des femmes et des jeunes afin de faciliter leur intégration politique, économique et sociale, ainsi qu’à soutenir les initiatives destinées à lutter contre les discours de haine et à promouvoir des contre-discours libres, constructifs et respectueux, notamment sur Internet, dans le respect des droits de l’Homme, en particulier la liberté d’expression et le pluralisme des médias ;

 

24. Prenant en compte les recommandations de la Conférence internationale de Paris sur la lutte contre le terrorisme et la prévention de la radicalisation violente organisée par l’OIF du 6 au juin 2016, nous engageons à privilégier, au sein de notre espace et en lien avec nos partenaires, une approche globale et intégrée tenant compte des dimensions sociales, économiques et politiques, et assurant le plein respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales. Sommes déterminés à œuvrer de façon concrète et concertée pour renforcer nos coopérations en matière de prévention de la radicalisation violente et de lutte contre le terrorisme, et ce, dans une démarche de solidarité entre les États et gouvernements. Réitérons notre volonté de consolider les institutions de l’État de droit, notamment la Justice, à travers le renforcement de la coopération juridique et judiciaire, pour mieux l’adapter à la lutte contre le terrorisme ;

 

25. Nous engageons à promouvoir la diversité linguistique comme composante essentielle de la diversité culturelle et souhaitons renforcer une réflexion internationale sur cette thématique. Réaffirmons par ailleurs avec force les dispositions contenues dans le Vade-Mecum relatif à l’usage de la langue française dans les organisations internationales, adopté à Bucarest en 2006, et nous engageons à promouvoir et assurer la pleine application de ces dispositions, notamment le recrutement de personnes maîtrisant plusieurs langues, dont le français, dans les organisations internationales, tout particulièrement aux postes de direction ;

 

26. Convaincus donc que la langue française, porteuse de valeurs universelles, a toute sa place dans l’élaboration de solutions globales et partagées, réaffirmons la volonté de la communauté francophone de jouer tout son rôle dans l’élaboration de solutions politiques et économiques pour lutter contre ces crises multiples et transversales ;

 

27. Convaincus que l’éducation et la formation, dans un esprit de paix, d’égalité, de justice, de tolérance, de respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, contribuent au renforcement de la culture démocratique et à la paix, réaffirmons notre volonté de renforcer la priorité donnée à l’éducation, en particulier l’éducation à la citoyenneté et l’apprentissage à la vie démocratique ;

 

28. Soulignons l’importance des Jeux de la Francophonie, qui permettent un rapprochement harmonieux des pays et des peuples et favorisent l’émergence de talents sportifs et artistiques. Saluons les villes hôtes des deux prochaines éditions, à Abidjan (Côte d’Ivoire) en 2017, et à Moncton et Dieppe (Canada Nouveau-Brunswick) en 2021 ;

 

29. Convaincus que la connaissance de l’autre participe au dialogue entre les cultures et favorise la paix, réaffirmons notre attachement à la chaîne multilatérale TV5, opérateur de la Francophonie, vitrine de la diversité culturelle de la Francophonie et vecteur essentiel pour l’apprentissage et le rayonnement international de la langue française, pour laquelle nous nous engageons à assurer la diffusion et la promotion aux côtés de nos chaînes nationales. À cet effet, prendrons toutes les mesures appropriées, selon tous les modes de distribution et prioritairement les supports prédominants, afin d’en garantir le plus large accès à nos populations ;

 

30. Réaffirmons la nécessité d’une mise en œuvre effective de la Convention de l’Unesco sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles à l’ère du numérique, notamment en promouvant les nouvelles formes de financement des industries culturelles et créatives permises par les nouvelles technologies, et en reconnaissant et en valorisant le travail des créateurs. Conscients que la culture est un vecteur de cohésion sociale et de dialogue ainsi qu’un catalyseur de créativité, d’innovation et de développement économique, réitérons notre volonté d’intégrer la dimension culturelle dans nos politiques de développement ;

 

 

II. Croissance partagée et développement durable et responsable : un lien indissociable

 

31. Déterminés à assurer une mise en œuvre effective de la Stratégie économique pour la Francophonie adoptée lors du XVe Sommet de Dakar, les 29 et 30 novembre 2014, réaffirmons notre volonté de renforcer l’espace économique francophone pour en faire un espace privilégié d’échange et de croissance inclusive et partagée. Soulignons notre engagement à renforcer les concertations francophones dans les enceintes internationales pour y promouvoir la vision définie par la Stratégie économique pour la Francophonie. Saluons à cet égard les concertations ministérielles francophones régulières dans le cadre des travaux du G20, des assemblées des institutions financières internationales et des grands forums internationaux sur le développement durable, le commerce international et la lutte contre les changements climatiques ;

 

32. Convaincus que pour lutter efficacement contre la pauvreté, créer durablement de la richesse pour le plus grand nombre, tout en assurant une gestion responsable des ressources naturelles et en luttant contre le réchauffement climatique, il est impérieux d’élaborer et de mettre en application un mode de développement durable approprié permettant l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) de l’Agenda 2030 adopté par l’Assemblée générale des Nations unies en septembre 2015 ;

 

33. Encourageons la promotion des investissements créateurs d’entreprises de biens et services, l’industrialisation inclusive et durable, y compris par la transformation des matières premières locales sur place et l’intégration économique régionale, afin d’améliorer la participation et l’intégration des entreprises, et notamment des petites et moyennes entreprises des pays en développement, dans les chaînes de valeur et les marchés mondiaux ;

 

34. Considérons qu’une croissance sobre en carbone, inclusive et partagée, créatrice d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes, véritablement distributrice de richesse, et préservant la biodiversité, constitue le modèle économique que la Francophonie doit promouvoir pour assurer aux générations futures de meilleures conditions de vie dans un environnement préservé. Réaffirmons l’importance de l’éducation pour contribuer à atteindre ces objectifs, notamment à travers la poursuite de la mise en oeuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable et le suivi du cadre d’action Éducation 2030, adopté à Incheon en mai 2015 ;

 

35. Convaincus du rôle décisif de la transition numérique dans la création d’une croissance inclusive et partagée, demandons à l’OIF, d’une part, de mettre en place un cadre d’analyse des stratégies numériques nationales permettant d’assurer le transfert de bonnes pratiques et, d’autre part, d’organiser la coopération entre Francophones afin d’affirmer notre présence commune et créative au sein des dispositifs multilatéraux consacrés à la gouvernance du numérique ;

 

36. Demandons à l'OIF et aux opérateurs de promouvoir la coopération tripartite comme une modalité de réalisation des ODD, un outil de dynamisation des échanges économiques et commerciaux entre les régions et pays francophones, en appuyant la mise en oeuvre d’actions conjointes et mutuellement bénéfiques dans les secteurs porteurs et en mobilisant toutes les parties prenantes ;

 

37. Conscients de l’importance des femmes et des filles dans le processus de croissance et de développement, ainsi que de leur rôle indéniable en tant que vecteurs de paix, réaffirmons notre volonté de promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation de toutes les femmes et les filles, conformément à l’objectif 5 du développement durable. Décidons de la création, au sein de l’OIF, d’une entité permanente pour la promotion de l’égalité femme-homme, des droits et de l’autonomisation des femmes et des filles, et demandons à l’OIF, aux opérateurs de la Francophonie et à l’APF de se doter d’une stratégie de la Francophonie dans ce domaine ;

 

38. Rappelant que le faible niveau d’éducation et l’échec scolaire sont sources d’inégalités et de pauvreté, et convaincus de l’importance de politiques éducatives de qualité visant la maîtrise des apprentissages fondamentaux, inclusives et accessibles à tous, notamment aux jeunes filles, réitérons que l’augmentation du nombre d’enseignants qualifiés constitue un moyen de favoriser la réussite scolaire, l’accès d’un plus grand nombre de jeunes à la connaissance. Réaffirmons que la promotion de la langue française, socle de la Francophonie et de ses valeurs, doit être assurée, ainsi que l’expertise francophone, dans l’éducation de base, la formation professionnelle et technique, l’enseignement supérieur et la recherche ;

 

39. Constatant le développement des établissements scolaires et éducatifs à but commercial, et attachés à une éducation publique, gratuite et de qualité pour tous et toutes, nous demandons à l’OIF et à la Conférence des ministres de l’Éducation des États et gouvernements de la Francophonie (Confémen), en collaboration avec la société civile, de poursuivre la réflexion abordée lors du Sommet de Kinshasa (2012) et de prendre des mesures pour promouvoir des dispositifs institutionnels efficaces de régulation des acteurs privés de l’éducation, afin de garantir la qualité et l’équité des services éducatifs ;

 

40. La promotion d’une éducation inclusive et de qualité passe désormais par l’adaptation des systèmes éducatifs à la transition numérique. Aussi soutenons-nous sans réserve l’Initiative pour le développement numérique de l’espace universitaire francophone (IDNEUF), pilotée plus particulièrement par l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), les actions engagées pour le développement du méta-portail des ressources éducatives francophones, la formation des formateurs au numérique, la certification des compétences et des formations, l’appui au développement des infrastructures et de l’accès à Internet. Nous considérons IDNEUF comme une action pilote permettant d’illustrer la stratégie numérique partagée dans le champ éducatif au sens large ;

 

41. Convaincus que l’innovation et le numérique sont des vecteurs de l’émancipation économique et sociétale, mais également conscients des besoins croissants d’expertise nécessaire à l’accompagnement et à la mise en place de projets collaboratifs et innovants, créateurs de nouveaux emplois, demandons à l'OIF et aux opérateurs, en particulier à l'AUF, en lien avec les réseaux d'innovation de la Francophonie, tel que le Finnov, de poursuivre le développement des partenariats entre acteurs ainsi que celui des formations et de la recherche dans ces domaines ;

 

42. Réaffirmons notre volonté d’augmenter la présence francophone dans l’espace numérique mondial, y compris la publication et l’utilisation libre et gratuite des données ouvertes répondant aux besoins des communautés francophones, comme vecteur essentiel de développement, et collaborerons à la promotion des principes de la Charte internationale sur les données ouvertes, à savoir que les données publiques doivent être ouvertes par défaut ;

 

43. Rappelons l’adoption de la Stratégie jeunesse de la Francophonie 2015-2022, qui met en avant le rôle des jeunes de l’espace francophone comme acteurs essentiels du développement durable. Accorderons une attention soutenue à l’accessibilité de l’éducation et de la formation pour les jeunes, incluant l’apprentissage des technologies numériques. Améliorerons les mesures d’insertion en emploi pour les jeunes, notamment pour les jeunes femmes. Encourageons le développement du volontariat dans l’espace francophone comme outil de citoyenneté et d’engagement des jeunes au service de la société et demandons à l’OIF, en concertation avec l’APF, les opérateurs directs et les conférences ministérielles, d’étudier la possibilité d’appuyer cette action, notamment à travers la mise en place d’un portail commun présentant les différents dispositifs et opportunités de volontariat international francophone ;

 

44. Soulignant le rôle important que doivent jouer le secteur privé et la société civile dans la mise en oeuvre de la Stratégie économique pour la Francophonie et conscients de l’atout économique que représente le partage de la langue française, outil essentiel du monde du travail, moteur des échanges commerciaux et vecteur de croissance et d’innovation, réaffirmons les engagements pris dans la Politique intégrée de promotion de la langue française (Kinshasa, 2012) et entendons valoriser cette langue, notamment dans les milieux professionnels ;

 

45. Constatons que l’insécurité numérique grandissante représente un défi majeur, susceptible d’affecter la croissance et le développement économique des États et gouvernements, de menacer leurs infrastructures d’importance vitale et de remettre en question la sécurité des citoyens et le respect de l’État de droit. Saluons les actions entreprises par la Secrétaire générale dans le cadre de la mise en oeuvre de la Stratégie numérique (Kinshasa, 2012), notamment l’organisation de la Conférence sur le renforcement de la cybersécurité et la cyberdéfense dans l’espace francophone (Grand-Bassam, Côte d’Ivoire, 8-10 février 2016). Encourageons l’OIF à poursuivre ses efforts pour accompagner les États et gouvernements membres dans leur volonté d’instaurer un environnement de confiance numérique, dans le respect des droits fondamentaux des personnes, notamment le respect de la vie privée, de la liberté d’expression et la protection des données à caractère personnel, et l’AUF à développer ses actions de formation et de soutien à la recherche dans le domaine de la cybersécurité, notamment en mobilisant ses réseaux ;

 

46. Soulignons qu’une approche globale est nécessaire pour favoriser un développement économique, social et environnemental durable et permettre à chacun de s’épanouir en vivant dans des conditions de dignité et d’égalité. Il relève de notre responsabilité commune d’exploiter les possibilités qu’offrent la migration et la mobilité, de relever les défis qu’elles représentent, cette responsabilité devant être partagée de manière équitable. Notre réponse commune visera surtout à réduire la pauvreté, à promouvoir la paix, l’État de droit et le respect des droits de l’Homme, à soutenir une croissance économique inclusive, en offrant des perspectives d’investissement et en créant des emplois décents, et à améliorer la prestation de services de base telles l’éducation, la santé et la sécurité ;

 

47. Rappelons le rôle central joué par les autorités locales pour impulser et asseoir, au niveau des territoires, la dynamique d’un développement durable, responsable et inclusif. À ce titre, nous engageons à favoriser l’émergence de solutions locales et à entretenir avec les autorités locales une concertation toujours plus forte et équilibrée ;

 

48. Conformément à la Stratégie économique pour la Francophonie, qui promeut une gouvernance économique et fiscale saine et efficace, reconnaissons la nécessité pour les États et gouvernements francophones de se doter d’administrations publiques modernes disposant des capacités décisionnelles nécessaires à la mise en œuvre de leurs politiques. À cet effet, nous engageons à moderniser nos administrations publiques et à renforcer les capacités de nos ressources humaines afin de relever les défis et répondre aux exigences qu’impose un développement durable et responsable ;

 

49. Conforterons la mise en œuvre de la Stratégie économique pour la Francophonie par l’élaboration de mesures concrètes visant à placer l’économie au cœur du développement de la Francophonie. Favorisons l’accès à des données économiques fiables et des analyses rigoureuses afin de créer un environnement d’affaires transparent favorable au développement technologique et encourageant la mobilité des innovations, notamment en matière d’énergies propres ;

 

50. Invitons les acteurs de la société civile, du secteur privé et de la recherche à se mobiliser pour développer un espace numérique francophone des affaires, pour favoriser l’accès à un financement local et régional ouvert aux jeunes et pour stimuler la création de créneaux d’excellence au sein de l’espace économique francophone ;

 

51. Réitérons notre soutien au renforcement des capacités des entrepreneurs francophones, plus particulièrement les jeunes et les femmes, et au transfert d’expertise. À cet effet, nous engageons à valoriser la culture entrepreneuriale et à accroître l’offre de formation et appelons à la mise sur pied d’un réseau de femmes entrepreneurs francophones ;

 

52. Soutiendrons les capacités d’innovation verte, assurerons un environnement d’affaires favorable aux technologies propres et favoriserons la mobilité des innovations vertes et des entrepreneurs du domaine des technologies vertes ;

 

III. Le développement durable et responsable et l’énergie pour tous constituent les principaux défis de demain

 

 

53. Nous engageons à tout mettre en œuvre pour garantir le succès de l’Agenda 2030, qui constitue le nouveau cadre international de développement durable, et nous engageons à le mettre en œuvre, ainsi que le programme d’action d’Addis-Abeba adopté le 15 juillet 2015. Encourageons l’OIF et son Institut pour le développement durable (IFDD) à rendre compte de manière régulière et à mettre en valeur sa contribution à la mise en œuvre des ODD dans ses domaines de compétence ;

 

54. Soulignons l’urgence des défis : dérèglement climatique, pollutions, désertification et déforestation, acidification des océans, élévation du niveau des mers, menaces sur les ressources naturelles, la biodiversité et les écosystèmes, pénurie d’eau potable et sécheresse, migrations climatiques. Rappelons les enjeux que représente l’accès universel à l’énergie durable, en particulier pour le continent africain, sachant que le manque d’accès à l’électricité constitue un multiplicateur d’inégalités et freine la croissance économique. Affirmons que les réponses, présentes et futures, apportées pour faire face à ces défis et lutter contre le dérèglement climatique constituent une opportunité pour permettre un développement résilient et un accès universel à une énergie durable, notamment en Afrique ;

 

55. Soulignons également l’importance croissante de l’espace urbain pour le développement durable et saluons l’adoption du Nouvel agenda urbain par la 3e Conférence des Nations unies sur le logement et le développement urbain durable (Habitat III). Confirmons que sa mise en œuvre effective nous permettra de gérer de manière efficace et durable les défis ainsi que les opportunités de l’urbanisation rapide actuelle et future, comme nous y incite l’Agenda 2030 ;

 

56. Nous engageons à nous investir dans la mise en œuvre du Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophes 2015-2030, en reconnaissant que la gestion des risques de catastrophes est une condition indispensable du développement durable et en soulignant que la consolidation de territoires et de sociétés résilientes sera une partie de la réponse aux enjeux climatiques et devrait permettre de relever le défi de l’adaptation ;

 

57. Saluons le succès de la 21eConférence sur les changements climatiques à Paris (CdP21), qui a permis d’obtenir un accord historique universel et juridiquement contraignant afin de lutter contre les changements climatiques et renforçant la mise en œuvre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Soulignons l’engagement décisif de la communauté francophone, qui a permis cette réussite. Saluons l’entrée en vigueur, le 4 novembre 2016, de l’Accord de Paris et restons mobilisés afin d’atteindre rapidement une participation universelle. À cet égard, invitons tous les pays qui ne l’ont pas encore fait à procéder dans les meilleurs délais à sa ratification ;

 

58. Appelons les parties à une mise en œuvre effective et diligente de leurs contributions déterminées au niveau national, compte tenu de leurs responsabilités communes mais différenciées et de leurs capacités respectives, eu égard aux différentes situations nationales prévues dans l’Accord de Paris ;


http://www.francophonie.org/Declaration-d-Antananarivo-et.html


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    CAN 2019. La VAR sera utilisée à partir des quarts de finale de la Coupe d'Afrique des Nations. Le président de la CAF, Ahmad Ahmad, l’a annoncé la veille de l’ouverture de la compétition continentale. « Au début, c'était prévu pour les demi-finales, mais nous avons exigé qu'il fallait aller un peu plus en avant. Le comité exécutif a décidé pour les quarts de finale, pour que ce soit une réussite », a-t-il déclaré.

  • 20 Jun. 2019 - 11:30-

    5G. Depuis le début de cette année, de nombreux fabricants de téléphones ont dévoilé leurs prochains téléphones 5G. Le résumé, de ce que les principaux fabricants de téléphones prévoient, est dans l'article https://www.lakroa.mg/item-1739_articles_newtech_18-diverses-marques-compatibles-avec-le-raseau-5g.html 

  • 20 Jun. 2019 - 10:30-

    Ambassade de France. L’ambassadeur de France à Madagascar, Véronique VOULAND-ANEINI, a donné une conférence de presse, le mercredi 19 juin à Ambatomena. Elle a fait le bilan, plutôt positif, de ses quatre années à la tête de la mission diplomatique française à Madagascar.  

  • 20 Jun. 2019 - 07:05-

    Vidin-tsolika. Hidina ny vidin’ny solika avy amin’ny fihaonan’ny filoha Andry Rajoelina sy ireo mpandraharahan'ny solika. Hihena 500 ariary ny vidin’ny pétrole, ny gasoil dia hihena 150 ariary ary ny lasantsy dia hihena 100 ariary. Tanjona tamin’izany ny mba hampihena ny vidim-piainana eo anivon’ny tokantrano malagasy. Hihena arak’izany ny saran’ny fitaterana solika alain’ireo mpandraharaha ireo.

  • 19 Jun. 2019 - 14:30-

    FIJEV. La Forum International des Jeunesses et Emploi Vert (FIJEV) se déroule au CCI Ivato et prendra fin le samedi 22 juin 2019. Cette édition régionale réunit 250 participants parmi lesquels 200 jeunes- entrepreneurs issus du Comores, Djibouti, Seychelles, île de la Réunion, Mayotte, Maurice, Mozambique et Madagascar avec les experts et représentants des institutions nationales et internationales. Différents ateliers pratiques et des foires pour les emplois verts sont au programme pour ce forum.

  • 19 Jun. 2019 - 12:10-

    Lalàna mifehy ny serasera. Manomboka any Mahajanga ny fihaonana fakan-kevitra isa-paritra ho fanavaozana ny lalàna mifehy ny serasera izay tarihan’ny Ministeran’ny Serasera sy ny Kolontsaina. Tanjona amin’izany ny fanolorana tolo-dalàna vaovao eo anivon’ny Antenimiera.  

  • 19 Jun. 2019 - 11:00-

    Retrouvez lakroa.mg sur Facebook en cliquant sur le lien : https://www.facebook.com/lakroamg/

  • 19 Jun. 2019 - 09:00-

    CAN 2019. Finalement, la CAN 2019 se jouera avec 24 équipes. En effet, le Mali était incertain pour cette édition après l’ultimatum de la FIFA par rapport au retard du nouveau statut de la fédération malienne de foot (Femafoot). Le comité de normalisation de la Femafoot à voter de nouveaux statuts conformément aux exigences de la FIFA. Cette dernière devra valider le processus avec la CAF.  Pendant ce temps, la participation du Mali à la compétition continentale est assurée.

  • 19 Jun. 2019 - 07:21-

    Mpisoloky tratra. Nohon’ny fisolokiana volan’olona, voasambotry ny polisy avy ao amin’ny boriborintany faha-6 ny vehivavy roa ary lehilahy iray. Tratra teo ampanatanterahana ny asany ilay lehilahy. Saika haka vola mitentina 40 millions ariary miaraka amin’ny taratasy hosoka tany amin’ny banky no nahatratrarana azy. Nanoro avy hatrany ny misy ireo vehivavy roa namany ity lehilahy ity.

  • 18 Jun. 2019 - 15:24-

    En garde à vue. L'ancien président de l'UEFA Michel Platini est placé en garde à vue sur une affaire de corruption relative à l'attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Platini est questionné pour « faits de corruption active ou passive de personnes n'exerçant pas une fonction publique ». La FIFA affirme être au courant des informations concernant Platini mais ne dispose pas des détails de l'enquête en cours.

  • 18 Jun. 2019 - 08:12-

    Prix du carburant. Répondant à la question concernant la hausse du prix du carburant, le Président Andry Rajoelina a vivement affirmé qu’il ne fléchira pas devant le lobby des pétroliers et que sa priorité reste l’intérêt du peuple malagasy. En ce moment, une rencontre se déroule entre le Chef d’État et les opérateurs pétroliers afin de discuter de la baisse du coût du carburant ainsi que celui des groupes utilisés par la Jirama.

  • 24 May. 2019 - 07:48-

    18 sisa ny isan’ny senatera. Raha 63 ny isan’ny senatera teo aloha dia lasa 18 sisa izany. Ny fanovana dia noraisina nandritra ny filan-kevitry ny Minisitra natao tany Antsiranana ny 22 mey 2019 teo. Mitsinjara toa izao izany isa izany : ny roa ampahatelony fidiana mitovy isa, isaky ny faritany avy izany hoe 12 voafidy ka loholona roa isaky ny faritany (teo aloha). Ary ny 6 tendren’ny Filoham-pirenena avy amin’ireo vondron-kery maro an’isa indrindra amin’ny lafiny toekarena sosialy sy kolontsaina na noho ny fahaizany manokana.

  • 21 May. 2019 - 08:25-

    Drapeau à damier pour Lauda. Le triple champion du monde de F1 et président non exécutif de l'écurie Mercedes, dont l'état de santé inquiétait depuis une transplantation pulmonaire l'an dernier, est décédé à l'âge de 70 ans. Sa famille l'a annoncé dans un texte diffusé aux médias : «C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons que notre cher Niki s'est éteint paisiblement, entouré de ses proches, ce lund 20 mai. » L'état de santé de celui qui était devenu président non exécutif de l'écurie Mercedes en 2012 s'était dégradé à l'été 2018.

  • 03 May. 2019 - 07:39-

    2019, des médias sous influence. La précarité des journalistes et des médias malgaches les rend particulièrement vulnérables à l’influence des hommes d'affaires et des responsables politiques qui possèdent de nombreux organes de presse. L’élection présidentielle remportée fin 2018 par l’ex-leader de la transition Andry Rajoelina a confirmé la très forte politisation des médias locaux et notamment de la presse écrite. La quasi-totalité des titres ayant pris parti pour l’un ou l’autre des principaux candidats, l’accès à une information neutre et indépendante a été fortement limité. Le ministère des Affaires étrangères a directement écrit à l’ambassade d’Allemagne pour empêcher la publication d’un sondage dans un magazine d’information financé par une fondation allemande. Sur le plan légal, le Code de la communication adopté en 2016 fait référence. Au classement mondial de la liberté de la presse 2019 de RSF, Madagascar se trouve à la 54 place, classement depuis 2013.

  • 27 Mar. 2019 - 14:16-

    . Ho avy ny Papa. ny fanambarana ofisialy nataon'ny Nonce ny tolakandron'ny 27 Marsa teo fa ho avy hanatanteraka famangiana apostolika eto Madagasikara ny Papa Fransoa. Ny 6 sepitambra izy no eto hatramin'ny alahady 8 sepitambra. Feno 30 taona izao no nandalovan'ny Papa iray voalohany teto Madagasikara dia ny Papa Joany Paoly faha2 izany.


  • 27 Mar. 2019 - 14:16-

    . Ho avy ny Papa. ny fanambarana ofisialy nataon'ny Nonce ny tolakandron'ny 27 Marsa teo fa ho avy hanatanteraka famangiana apostolika eto Madagasikara ny Papa Fransoa. Ny 6 sepitambra izy no eto hatramin'ny alahady 8 sepitambra. Feno 30 taona izao no nandalovan'ny Papa iray voalohany teto Madagasikara dia ny Papa Joany Paoly faha2 izany.


  • 06 Mar. 2019 - 07:23-

    Carême 2019. Le temps de Carême 2019 commence ce jour, Mercredi des cendres. Pour nous accompagner dans ce temps fort de notre foi voici deux liens :

    Message intégrale du Pape pour ce Carême 2019

    https://www.lakroa.mg/item-1640_articles_une_18-ala-craation-attend-avec-impatience-la-ravalation-des-fils-de-dieua-rm-819.html  

    Et une analyse succincte de ce message

    https://www.lakroa.mg/item-1641_articles_religion_18-se-convertir-pour-auvrer-a-la-rademption-de-la-craation.html


  • 31 Jan. 2019 - 06:49-

    Bilan provisoire global en date du 30 janvier 2019 à 18h. Le bilan provisoire global après les « Fortes pluies » et « Tempête Tropicale Modérée EKETSANG» fait état de : • 27 Décédés (18 à cause du glissement de terrain, 4 morts par noyade, 1 mort d’un écroulement d’une maison suite à l’inondation, 4 morts d’un écroulement d’une maison) ; • 1 Disparu (emportée par l’eau) ; • 3 Rescapés (suite au glissement de terrain) ; • 9 586 Sinistrés (254 dues au glissement de terrain et 9 332 à cause de l’inondation) ; • 833 Déplacés actuels (451 dues au glissement de terrain et 382 à cause de l’inondation) ; • 2 462 Déplacés cumulés (518 dues au glissement de terrain et 1 944 à cause de l’inondation) ; • 1 778 Cases d’habitation inondées ; • 187 Cases détruites (7 dues au glissement et 83 dues à l’inondation).
    CECI EST LE DERNIER BULLETIN EN CE QUI CONCERNE L’INONDATION ET LE GLISSEMENT DE TERRAIN DE CES DEUX DERNIERES SEMAINES A MADAGASCAR. (Source : BNGRC, Centre d'Etudes de Réflexion de Veille et d'Orientation).

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